Les élèves de CPGE soutiennent leurs enseignants.
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euh...
Les accusations d'éducation élitiste sont une honte pour les personnes à faibles moyens qui s'engage dans cette voix tout comme l'incohérence qu'est la suppression de leur gratuité.
Vous avez tout mon soutien.
Elève au lycée Lapérouse Albi, 2010-2012
Les étudiants de classes préparatoires que j'ai connus, en tant qu'élève, en tant que "colleuse", en tant qu'enseignante, venaient de milieux sociaux très divers, et y trouvaient justement un moyen d'accéder à ce que le système républicain a de plus méritocratique.
Loin de tous intégrer les grandes écoles, les étudiants de classes préparatoires vont majoritairement à l'université, où ils poursuivent des parcours riches et diversifiés.
Agrégée, envisageant une carrière dans le secondaire, je vois aussi dans les classes préparatoires une des seules voies (la seule ?) d'avancement possible...
J'espère à mon tour mon commentaire ne sera pas censuré. Je ne signe pas la pétition par conviction personnelle, mais bien sûr, je ne peux pas réjouir de le perte du pouvoir d'achat d'une parti du corps enseignant.
Re: Re: Petit bémol
#91: - Re: Petit bémol Ce texte ne correspond en rien à mon expérience des classes préparatoires, peut-être que je n'ai pas eu de chance avec mon établissement et que c'est mieux ailleurs... Mais de toute façon, en période de crise, cela me paraît normal que l'on essaie de réaliser des économies un peu partout, y compris dans les classes préparatoires, et j'ai le souvenir très précis de plusieurs de mes enseignants de prépa raillant les dépenses du gouvernement de l'époque.
Je ne saisis pas bien l'objet de la pétition. C'est juste pour remercier nos profs de prépa ? Depuis quand il y a besoin de signer une pétition pour cela ?
#95: - Re: Petit bémol Les classes préparatoires ne sont pas une obligation (nul n'est tenu d'y étudier, ni d'y rester si cet enseignement ne convient pas), mais une opportunité offerte aux élèves qui acceptent de travailler beaucoup pour enrichir leurs connaissances et développer leurs compétences le plus possible, en donnant le meilleur d'eux-mêmes, pour en faire profiter ensuite l'ensemble de la société.
Merci, je savais que les prépas n'étaient pas obligatoires, et pour avoir subi suivi, ce cursus, je suis assez familier avec ce type de discours. Justement, je faisais observer que mon expérience ne correspondait pas à ces éloges de la prétendue "excellence" des classes préparatoires. Je remarque que le mécanisme de répondre en répétant le problème initial a bien été acquis par certains lors de leurs cursus de préparationnaire, et je salue d'ailleurs le rythme ternaire qui suit l'introduction de la phrase, dialectique exemplaire.
Cela dit, c'était juste une observation tirée de mon parcours qui n'est peut-être qu'un cas isolé. Je me demandais surtout quel était l'objet précis et concret de la pétition.
J'ai donc un très bon souvenir de la prépa.
Thèse et Antithèse..
donc je me répète : Je suis d'accord avec vous quant à l'absurdité de la reforme, Peillon n'a rien compris au monde qui l'entoure et va couler encore plus la France en tapant sur des grandes écoles (souvent les seules à permettre à la France de rester parmi les ''grands'' de ce monde). Bref, bon courage mesdames messieurs les professeurs.
. MAIS : ne venez pas me dire que la prépa est un ascenseur social lorsque les cours avec des organismes privés extra-scolaires coutent jusqu'à 100€/H !!!!! Les prépas HEC vous le diront d'ailleurs, puisque je ne vais pas citer ici de grand "prof" renommé proposant des cours de math à ces prix la.
Re: euh...
Re: Thèse et Antithèse..
#111: EC. - Thèse et Antithèse..
Après, on n'est pas obligés de prendre des cours avec un organisme de préparation privé non plus... mais c'est clair que dans les prépas HEC, le mythe de l'ascenseur social n'est pas tout à fait vérifié. Le prix des écoles à la sortie peut l'expliquer en grande partie. Oui, tout le monde n'a pas envie de souscrire à un prêt étudiant.
De toute façon, pour dire les choses très franchement, c'est quand-même très étonnant que le 16e arrondissement de Paris, qui représente 0,0012% de la superficie de la France, soit le lieu de naissance d'autant d'étudiants de grandes écoles de commerce. Je n'avancerai pas de chiffre car je n'ai pas fait de statistiques, mais les gens qui ont fait ce type de parcours savent que la proportion en question est très conséquente.
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Les classes préparatoires
importance de la classe prepa ATS
presque 30ans après ma Khâgne à Reims, ces années prépa et ses profs extraordinaires restent inoubliables...que cette histoire, cette exigence et ce bonheur se transmettent encore longtemps!
J'ai peur que vous n'ayez une conception soviétique de la République. Je lui préfèrerais personnellement une conception gambettiste.
Re:
Je comprends votre point de vue.
Cependant, gardez à l'esprit que, là où la prépa, effectivement, sélectionne ses élèves sur dossier avant le bac (et là où la Grande Ecole sélectionne ses élèves en post-bac lors du concours), l'université ne sélectionne pas moins...J'ai de nombreux amis qui sont allés en fac, que ce soit directement après le bac ou après une prépa, quelques-uns après d'autres formations.
Tous me parlent de la même chose : un système qui, certes, s'améliore grandement en termes d'encadrement et de contrôle continu, mais où les élèves sont supposés autonomes, supposés travaillant d'eux-mêmes et complétant d'eux mêmes leurs cours. Un système où certains élèves ratent une fois, deux fois leurs partiels...et où, finalement, le nombre d'étudiants arrivant en master est minuscule comparé à la masse inscrite en première année de licence.
Il y a une sélection à la fac, elle ne dit pas son nom. Et elle se fait en séparant les élèves qui "avancent" dans leurs études des éternels redoublants, redoublants pour des raisons de capacités, de difficultés face aux enseignements théoriques, d'un mauvais cadre de travail ou d'absence de travail et de méthode de travail...
Très bonne élève, j'étais mal à l'aise au lycée, littéralement perdue d'ennui, et je n'ai jamais travaillé jusqu'au bac (bac inclus). Entrée en prépa, j'ai découvert des niveaux d'exigence bien différents de ce à quoi j'étais habituée, mais aussi des cours fouillés, riches, complexes mais motivants! Et surtout, j'ai pris quelques "tôles", à l'oral et à l'écrit, ce qui m'a permis de très vite élaborer des méthodes de travail de bonne qualité et qui me permettent, aujourd'hui, d'être élève dans une école que j'aime et qui m'intéresse réellement. Sans ce contrôle continu, certes lourd et qui implique que l'élève ne soit pas réfractaire au système "lycée", je n'aurais jamais compris comment apprendre et comment travailler, puisque je n'avais jamais eu à fournir le moindre effort en ce sens. J'aurais peut-être réussi quelque chose. Mais pas comme cela. Et pas avec autant de plaisir (car on peut avoir du plaisir à travailler!).
Ne nous privez pas de ce qui a parfois été un véritable tremplin, voire une planche de secours. Ne nous privez pas de cette chance que nous avons de pouvoir travailler et apprendre, quand nous voulons apprendre, quand nous avons encore besoin d'encadrement, ne mettez pas tous les élèves dans le même moule, celui des personnes déjà autonomes qui ont bénéficié de l'environnement, du lycée, des expériences nécessaires pour apprendre à travailler... Les différences entre la fac et la prépa sont aussi une richesse, même si au bout, en Grande Ecole, il n'y a aucune différence entre ceux qui entrent via la fac et ceux qui entrent via la prépa.
Si problème il y a, il est en amont, avec le fait qu'aujourd'hui de nombreux élèves de terminale présentent des lacunes qui leur fermeront les portes des CPGE...et, sans le dire, des facs, parce qu'à moins d'un travail de titan, ces étudiants n'iront même pas jusqu'à la licence, échouant aux partiels. La différence est qu'on les laissera s'inscrire en fac, pas en prépa.Si problème il y a (ce qui est possible), il vient de la formation trop laxiste, trop peu motivante, des élèves avant le bac, et du fait que ceux qui "décrochent" ne sont qu'à peine encadrés et passeront, bon an mal an, en première, puis en terminale, puis auront le bac...puis ne pourront pas aller en prépa, parce qu'on les a abandonnés en route, qu'on les a laissés à leur décrochage scolaire ou à leur nonchalance à base de "je passerai de toute façon" bien trop en amont.
Re: euh...
Il suffit de créer une pétition, par exemple sur ce forum, ou de voter en faveur du Parti Socialiste lors des prochaines échéances électorales (vous gagnerez en efficacité).
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Un ancien élève et désormais professeur en CPGE.