Contre la fermeture de la FATER

Non à la fermeture, Oui à un débat transparent!
Pre Luce Samoisette, Rectrice
Pr Pierre Noël, Doyen
Grand public

La communauté universitaire et des citoyens de tous horizons se mobilisent contre la restructuration drastique de l’enseignement de la théologie et des études religieuses à l’Université de Sherbrooke.

Certaines ambigüités dans l’annonce de la fermeture (prévue pour mai prochain) de la Faculté

de théologie et d’études religieuses (FATER) suscitent questionnements et inquiétudes.

Sur le plan démocratique
Nous comprenons le contexte budgétaire restrictif de l’Université, mais sommes perplexes quant à la façon unilatérale de la direction de l’UdeS de traiter ce dossier.

L’article 2 des statuts de l’Université de Sherbrooke reconnait aux membres de ses structures majeures:

  • le droit à l’information

  • le droit d’initiative

  • le doit de parole

  • le droit à la dissidence

L’administration a manqué à ces droits en communiquant aux étudiants de la FATER, par un courriel, à la fin de la session de l’automne passé, sa décision de fermer la faculté. Comment se fait-il que le corps professoral et les étudiants-es, concernés directement par ce changement, n’aient pas été consultés? Comment une université qui privilégie le respect des personnes et la responsabilité sociale peut-elle priver la communauté étudiante de toute information pertinente et lui imposer des décisions prises en catimini? Comment un institut, qui promeut le savoir et la bonne gouvernance (ce qui implique la transparence et la reddition des comptes) peut-il opérer comme une compagnie privée avec des intérêts privés? Quelles seront précisément les économies engendrées par une pareille décision?

Sur le plan organisationnel
Nous comprenons la nécessité d’une perspective renouvelée de la théologie, mais restons méfiants face à l’abolition d’une réalité enviable (une faculté) au profit d’une réalité virtuelle sans âme (un centre universitaire interdisciplinaire sur le religieux contemporain). Un centre n’a ni la crédibilité ni le rayonnement d’une faculté aussi petite puisse-t-elle être. Quelle sera la structure du centre (son noyau dur, son personnel, etc.)? Cette structure s’avérera-t-elle plus vulnérable, en période de compressions, que la faculté? Comment des professeurs-es engagés dans divers départements manifesteront-ils une appartenance certaine pour un centre, alors qu’ils seront dispersés dans leurs facultés d’accueil (un centre dont tout le monde est membre, mais auquel personne n’appartient)? Le centre saura-t-il coordonner la praxis en théologie et en études du religieux contemporain (c.-à-d.: stages, intégration professionnelle, recherche-terrain, etc.)? Comment les professeurs-es pourront-ils concentrer leurs projets, se rassembler et former un corpus d’activités et de connaissances sans la présence d’une véritable structure physique? Quel sera le lieu d’appartenance des étudiants-es? Quel sera leur précieux petit-agora où ils se rencontreront, échangeront et discuteront de leurs recherches? Enrichissante, la vitalité académique d’une faculté reste précieuse pour toutes et tous.

Sur le plan de la qualité de l’enseignement de la théologie
Nous comprenons le déplacement de la théologie dans un monde en pleine mutation, mais tenons à mettre en relief l’importance fondamentale de ce savoir dans la formation universitaire. Sans être contre cet élargissement, l’enseignement des disciplines autres devraient se faire en complémentarité -- et non en compétition -- avec la théologie. La décision d’abolir la FATER ne va-t-elle pas à l’encontre du discours sur la résurgence du religieux dans nos sociétés contemporaines et sur l’importance de l’analyse de cette problématique en expansion? Si l’appellation « interdisciplinaire » n’a que des mérites, son importance dans nos programmes d’études du religieux contemporain ne découle-t-elle pas en partie de son insertion dans cette forme concrète de connaissance théologique? Quel sera le renouveau apporté à la communauté scientifique par ce centre? Quels seront les programmes et les formations maintenus au sein du centre proposé? Quelle crédibilité auront les études et les programmes proposés sur le marché du travail par un centre face à d’autres structures dans des facultés?

Sur le plan humain
Nous comprenons la situation difficile de toutes et tous à la Faculté, mais sommes étonnés devant l’atténuation de la synergie de ses membres. Quels sont les outils proposés aux personnels et aux étudiants-es qui vivent difficilement ces changements et leurs conséquences? Quelles sont les perspectives envisagées, autre que la poursuite des cours, et dans quels contextes?

Des questions, mais pas de réponses, ou des réponses douteuses. Dès lors, il est permis de soulever plus d’interrogations et de se demander si l'on n'a pas été trop loin, trop vite, dans cette décision de fermeture de la FATER.

Pour tout cela, et pour d'autres raisons encore, nous nous opposons à la fermeture de la Faculté de théologie et d’études religieuses de l’Université de Sherbrooke.

 

Étudiant-es, citoyens, membres de la communauté universitaire et de la recherche scientifique.


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