De la crèche à l'entreprise. Non à l'anglais à la place du français.

Adressée à :  Monsieur le Président du Parlement Européen

Monsieur le Président de la Commission Européenne

Monsieur le Président du Conseil européen

Monsieur le Président du MEDEF

Monsieur le Président de la République

 

 

Pétition soutenue par le FORUM FRANCOPHONE INTERNATIONAL (FFI France) et l'Avenir de la langue française

l'Alliance CHAMPLAIN

l'ASSELAF

ASSOCIATION COURRIEL

AFRAV (Association francophonie avenir) 

Attachés au français et à l'étude des autres langues, nous constatons la domination croissante de l'anglais au détriment de la langue de la République et de la diversité linguistique.

En crèche et en maternelle l'imposition de l'anglais peut gravement entraver l'apprentissage du français.

En primaire, les heures d'anglais se font au détriment des heures consacrées à la langue nationale et aux autres matières de base. De plus, les élèves d'aujourd'hui, qui commencent l'anglais quatre ou cinq ans plus tôt que lorsqu'on débutait la première langue étrangère en sixième, ne sont pas plus performants dans cette langue que leurs prédécesseurs en arrivant au baccalauréat. Beaucoup de professeurs d'anglais disent que les heures consacrées à cette langue avant la sixième sont une perte de temps. On peut aussi constater que dans les pays où l'anglais est enseigné massivement dès le plus jeune âge, comme en Suède, le niveau général dans la langue maternelle, aux dires d'enseignants de suédois eux-mêmes, est désastreux : vocabulaire très pauvre, conversation courante truffée  de mots d'anglais. En pratique, dans les pays où l'anglais a supplanté la langue nationale, on assiste à terme à une perte d'identité linguistique irréversible, comme en Irlande où seulement 2 % de la population utilisent l'irlandais au quotidien.

Au collège et au lycée, il est utile et nécessaire d'enseigner des langues étrangères. Cependant le choix de langues proposées devrait être beaucoup plus vaste.

A l'université, les cours tout en anglais constituent une véritable discrimination vis-à-vis des professeurs et étudiants francophones.

En entreprise, en contradiction avec la loi Toubon, de plus en plus de salariés sont obligés de travailler en anglais. Beaucoup subissent une discrimination à l'embauche, une insécurité plus grande, une aggravation du stress et une déqualification. Leur efficacité est généralement moindre. De plus, ils sont désavantagés par rapport aux locuteurs natifs de l'anglais.

 

Pour conserver notre langue à l'école  comme au travail ou dans le cadre de vie, signez la pétition.

 Albert SALON, docteur d'Etat ès lettres, ancien ambassadeur, président et administrateur d'association de promotion du français et de la francophonie

Simone BOSVEUIL Association COURRIEL - Trésorière

Elisabeth LAMBERT

 

Cette pétition a reçu 250 signatures sur papier

 

 

 

 

 

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