Pour un verdict plus approprié pour Guy Turcotte


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/ #1478 Gros Bon Sens

2011-07-26 10:53

Lu dans cyberpresse:

23 juillet 2011 à 11 h 48 HAE
D’un point de vue professionnel, les avocats de Turcotte ont été extraordinaires. Ils ont fait un travail remarquable.

En fait, leur plaidoirie était simple et reposait essentiellement sur le principe qu’il faut à la base ne pas être sain d’esprit pour tuer ses propres enfants. Ils ont joué à fond sur ce concept qui n’est rien d’autre en fait qu’une croyance populaire et une conviction profonde partagée d’emblée par bon nombre de personne au Québec, voir ici même sur ce forum.

En réalité, cette cause n’a jamais porté sur des faits mais malheureusement plutôt sur une croyance populaire déjà fortement répandue dans notre société.

Ajouté à cela le témoignage d’un expert convaincant qui vient affirmer que l’accusé souffrait, selon lui, de troubles mentaux et vous allez comprendre pourquoi 11 personnes ont finalement adhéré à cette croyance au terme de plusieurs jours de délibéré , y compris ceux qui n’y adhéraient pas au départ et dont les convictions ont pu être ébranlées par cet homme bardé de diplômes qui devait, de toute évidence selon eux, en connaitre beaucoup plus qu’eux sur le sujet.

Il n’y a aucune logique dans le fait de laisser à un jury de 12 néophytes la responsabilité de décider si un accusé souffrait ou non de troubles mentaux au moment de son crime. C’est un non-sens et une aberration de notre système.

Je n’accepterai jamais ce verdict pour la bonne et simple raison que les 11 personnes qui ont conclu aux troubles mentaux de Turcotte n’ont pas plus de compétences que vous et moi en la matière.

Et de grâce, cessez avec votre argument à l’effet qu’ils ont eu, eux, accès à l’ensemble des faits et donc qu’il faut respecter leur jugement. D’abord les faits n’étaient pas en cause dans ce dossier et puis, vous le savez très bien, ce n’est pas des faits qu’on leur a demandé de départager mais bel et bien de décider si l’accusé était oui ou non atteint de troubles mentaux au moment des faits alors qu’ils n’avaient aucune compétence en la matière.
Alors, au fond, qu’ils aient eu accès eux à l’ensemble des faits et pas nous ne fait pas en sorte qu’ils soient plus compétent que nous en matière de troubles mentaux.

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J'adhère à 100% à cet écrit. Depuis le temps qu'on nous chante que le juge est là pour les questions de droit, et que les jurés sont là pour délibérer sur les faits , les preuves.

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