Luttons contre le bucheronnage "à tout va"

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EXPOSÉ DU PROBLÈME

Depuis quelques années, le long d'une multitude d'axes routiers et pas seulement les nationales ou les autoroutes sous la responsabilité du MET, des milliers (millions ?) de tonnes de bois ont été et sont encore pillées sans scrupule.
Indistinctement des arbustes ou des arbres centenaires débités en courts tronçons, de toute évidence pour en faire du bois de chauffage ou du BRF (même pas pour la construction ou l'ameublement, pensez donc ...) au vu et au su de tous sans que personne ne réagisse !En effet, comme le bois est souvent laissé sur place sans surveillance, certains citoyens profitent discrètement de l'aubaine pour regarnir leur réserve de bois de chauffage. En France, 80 % du commerce du bois de chauffage se fait au noir entre particuliers...

Cette déforestation sauvage fait également des ravages dans quasi tous les bois privés et publiques qu'ils soient en zone rurale ou de plus forte pression immobilière, je ne parle pas bien sûr des zones d'exploitation forestière. Elle s'étend même aux abords ou dans les zones officiellement protégées.

Que fait le Département Nature & Forêts et, en amont, la Direction Générale des Ressources Naturelles & de l'Environnement ?
Interpelées à ce sujet, quant elles prennent la peine de donner suite, c'est pour renvoyer les citoyens indignés à d'autres pouvoirs publics responsables au prétexte de l'un ou l'autre motif de sécurité routière, d'acheminement de l'électricité, de régénération des espèces et individus par coupes d'éclaircie voire à blanc ou bien elle oppose l'argument de la liberté de gestion des biens naturels en propriété privée...

Quelle cynique aberration de laisser les privés et a fortiori les administrations gérer le patrimoine naturel comme un simple bien marchand à l'heure d'un début de prise de conscience citoyenne du non sens arrogant de nos sociétés productivistes hors sol et ultra-consommatrices.

Les arbres sont le socle sur lequel reposent le fragile équilibre des écosystèmes de notre planète exceptionnelle, ils protègent la biodiversité, luttent contre l'érosion et l'appauvrissement des sols et stabilisent le climat par le cycle de l'eau et la fixation du gaz carbonique et bien d'autres choses encore.

A l'heure des manifestions des lycéens en faveur de la préservation du climat et de la biodiversité et de son enjeu planétaire, n'est-il pas un peu vain, voire dérisoire, de chercher à produire moins de CO2 si parallèlement on détruit ce qui le recycle et protège le climat, les sols et la biodiversité ?

Qu'est-ce qui se cache derrière ce constat de grande amplitude ?
Sans verser dans la théorie du complot, on peut suspecter les autorités territoriales de céder à l'appât du gain facile ou à la pression notamment des lobbies du secteur immobilier ou énergétique (bois de chauffage).
Les journalistes d'investigation devraient tenter de lever le voile sur la question. Une enquête dont les résultats pourraient faire l'effet d'une bombe dans les médias...

PROPOSITIONS DE SOLUTIONS

1. Informer la population de tout projet de déboisement sur terrain privé ou publique (notamment le long des voiries) et l'ouvrir au débat citoyen.

2. Faire pression sur les intérêts privés et publiques, en instaurant une taxe sur la déforestation comme on le fait déjà par ailleurs pour lutter contre la pollution et le réchauffement climatique. Lorsqu'elle est prévue, veiller à ce que l'obligation de replanter soit appliquée et sanctionner le cas échéant.

3. Intégrer au prix de vente des tronçonneuses, une contribution à la reforestation. La commercialisation en grandes surfaces des tronçonneuses à bas prix n'est pas étrangère au bucheronnage à tout va, elle entretient une demande.

4. Pour le bucheronnage sans autorisation et les larcins individuels de bois au sol, mettre en place un site d'alerte citoyenne à l'échelle communale et équiper l'administration de drones à caméra pour filmer en direct les responsables.
Ce réseau de surveillance mobile "alertable" devrait bien sûr réagir rapidement et de façon intégrée au sein des différentes autorités territoriales pour stopper les dégâts au plus vite.
En plus d'amendes, prévoir, pour les contrevenants, des travaux d'intérêt général au service de la préservation de l'environnement et de la reforestation.

5. Pour l'abattage et le déplacement des troncs autorisé à l'aide de gros engins, imposer ou privilégier ceux équipés de chenilles et prévoir l'obligation de remettre en état les chemins de terre défoncés par le charroi lourd (ornières "monstrueuses").

 


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