Décrétons la destitution de Joseph Kabila et mettons en congé les institutions de la 3ème République

DJHxaJWWsAAEUbh.jpgDestitution de Joseph Kabila et Mise en congé des institutions de la 3ème république

    Expression de la volonté du souverain peuple congolais, le jeudi 19 juillet 2018

  Fondement  

Lorsque les inégalités sociales atteignent des proportions intenables ;
Lorsque les droits fondamentaux de l’homme n’ont plus aucune considération aux yeux de ceux qui sont censés les défendre ;
Lorsque l’appareil judiciaire se met exclusivement au service du prince pour lui assurer la conservation du pouvoir par l’iniquité du châtiment ;
Lorsque l’Etat lui-même institue, comme vecteurs de gouvernance, la répression et l’extermination systématiques de la population, qu’il est censé protéger ;

Il devient alors impérieux, voire urgent, pour tout peuple ainsi chosifié, de dissoudre les rapports tyranniques qui l’annihilent et le déshumanisent et ce, conformément aux principes divins, aux lois de la nature, et au contrat social régissant désormais toute collectivité humaine civilisée.

  Faits  

Surnommée « capitale du viol », la République démocratique du Congo (RDC) s’est également illustrée comme le pays où l’Etat extermine sa propre population pour régner par la terreur. Au bilan du régime régnant, on attribue un lourd passif de plus de 14 millions de morts. Soit au-delà de l’extermination totale de la population de l’actuel Royaume de Belgique, voire de celle plus proche quantitativement du royaume des Pays-Bas. Le terme de génocide est ici d’application.

Par ailleurs, depuis un peu plus de vingt ans, une bonne partie de la population congolaise est en migration constante. Souvent chassée de ses terres, elle ne peut non plus pas travailler pour survivre. Le nombre de réfugiés congolais, en situation d’extrême précarité et errant dans des pays voisins pour fuir les horreurs imposées par la soldatesque du régime, se compte en  millions. Plus de la moitié sont des enfants, dont beaucoup ont passé les frontières non accompagnés ou séparés de leurs parents. Les masses des déplacés internes ont explosé pour atteindre des proportions alarmantes. Des massacres, d’une cruauté insoutenable, se poursuivent en Ituri, à Béni, à Butembo, au Kasaï… L’insécurité est totale sur tout l’ensemble du territoire congolais.

Suivant la Déclaration universelle des droits de l'homme, la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples, le Traité de Rome servant de constitution à l’Union Européenne ainsi que la Constitution de la RDC, nous tenons pour opposables à tous les principes suivants :

- toutes les femmes et tous les hommes de la terre naissent égaux ;

- toutes les femmes et tous les hommes jouissent des droits inaliénables et sont soumis aux devoirs prévus par les lois de leurs lieux respectifs de vie ;

- parmi ces droits inaliénables, il y a la vie, la liberté et la recherche du bonheur ;

- l’Etat est le reflet d’un contrat institué par les citoyens afin de garantir le plein exercice de ces droits et son juste pouvoir émane du consentement des gouvernés ;

- si un régime rompt ce contrat, en se détournant de ce but, le peuple a le droit de le destituer pour le remplacer par un nouveau selon les critères lui assurant pleine jouissance de ses droits et lui garantissant sûreté, bonheur et prospérité ;

- si le pouvoir tend à corrompre, le pouvoir absolu corrompt absolument et d’autant plus lorsqu’il se perpétue ; l’alternance démocratique est une précaution contre des abus...

  Résolution  

L'expérience enseigne que les gouvernants régnant trop longtemps, s’exposent à sortir des limites des mandats impartis. Et lorsqu'on observe une longue suite d'abus et d'usurpations, tendant au despotisme, il est du devoir du peuple souverain de stopper les dérives et de pourvoir, par de nouvelles sauvegardes, à sa sécurité future. Telle est la nécessité, qui s’impose aujourd’hui au peuple congolais ; qui subit des exactions monstrueuses et multiples telles que :

§ l’acuité du marasme généralisé dans lequel le Congo patauge, prouvant la flagrance de l’incompétence et l’inaptitude du régime régnant face aux exigences de la gestion publique ;

§ la marginalisation de la grande majorité d’une population plongée dans le dénuement le plus innommable et ne jurant plus que par le renversement d’une kleptocratie cruelle et égoïste ;

§ l’oligarchisation et l’opulence insolente dont la Kabilie s’est rendue coupable à travers la prévarication, la concussion, l’excessive prédation, l’humiliation, les massacres odieux et autres multiples exécutions sommaires en public ou en cachette révélées par la découverte progressive de nombreux charniers….

S’abstenant d’organiser des élections pour renouveler les autorités publiques arrivées au terme de leurs mandats, la Kabilie a machiavéliquement ordonnancé le chaos institutionnel à dessein d’en tirer profit en se maintenant illégalement au pouvoir. Nemo auditur propriam suam turpitudinem allegans ! Le délit est avéré et relève du code pénal en guise de haute trahison.    

·       Vu le principe selon lequel nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude, personne ne peut réclamer justice si le dommage qu'il subit est le produit de ses actions menées illicitement ou illégalement ou de sa négligence ;

·       considérant la Société civile comme la volonté exprimée, à un moment donné, par un peuple souverain désireux de se prendre lui-même en charge, lorsque l’Etat a failli ;  

En conséquence, Nous,

·       Congolais, éparpillés à travers le monde, en dignes défenseurs et représentants du souverain primaire réduit au silence sous peine d’exécution sommaire et en loyaux héritiers des vaillants martyrs de notre quête de liberté collective ;

·       Interpellés en ce jour par les provocations et défiance réaffirmées de Joseph Kabila ;

o   estimons les conditions suffisamment réunies pour proclamer la destitution solennelle, immédiate et définitive de Joseph Kabila comme chef de l’Etat ; conformément à l’article 64 de la Constitution congolaise, qu’il a lui-même promulguée, stipulant que « Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution » ;

o   prenant à témoin, de la droiture de nos intentions, l’opinion publique tant nationale qu’internationale, proclamons que Joseph Kabila ne peut plus engager la RDC et mettons aussi en congé toutes les institutions de la 3ème République complices de sa mégestion et du génocide du peuple congolais ;

o   S’agissant d’un acte solennel de portée internationale, tout Congolais et tout groupe de Congolais, où qu’ils soient, doivent se mobiliser et se donner tous les moyens possibles pour contribuer à la matérialisation effective de cette décision. Celle-ci s’inscrivant dans des scenarii déjà planifiés ici et là par des initiateurs avisés, chaque Congolais est exhorté à rester attentif et mobilisé pour répondre adéquatement lorsque son apport personnel sera sollicité.    

Fait à Genève, le jeudi 19 juillet 2018


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