AECSP-AFSP Mobilisation pour les licences de science politique

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#1

2011-11-03 21:35

Il convient de s'appuyer fermement sur les coordinations universitaires européennes, par exemple le Conférence des Associations nationales et l'ECPR. Il faut présenter un front unifié des cursus proposés et rechercher là où c'est possible une alliance avec les membres des Facultés de droit qui ne se sont pas enfermés dans le contentieux et l'expertise juridique positive

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#2

2014-02-05 03:19

J'ai eu la chance d'entrer en Licence "suspendue" (L3) Science politique à la faculté de droit de l'université Rennes 1 il y a quelques années, après une licence complète en fac de Lettres et SHS. L'accès sur dossier, les effectifs réduits, l'encadrement et la motivation des enseignants, la diversité des profils de mes collègues (droit, prépa, éco-gestion, Histoire...) ainsi que l'exigence plus appuyée des enseignements et des examens m'ont beaucoup apporté, tant sur le plan professionnel que personnel : rigueur, méthode, ouverture d'esprit, culture générale, capacités de travail et d'analyse... j'ai pu -enfin- progresser, entrevoir clairement un parcours professionnel et des débouchés potentiels, et envisager la préparation de concours difficiles avec la confiance et le bagage nécessaires. A contrario, les études classiques en SHS, de par les conditions d'études qu'elles offrent (niveau très bas, effectifs démesurés, enseignants blasés et souvent peu disponibles...) me laissaient l'impression de régresser sur le plan intellectuel depuis l'obtention du baccalauréat, et ne permettaient pas d'entrevoir de débouchés, ou extrêmement peu. La L3 Science politique a d'ailleurs permis à plusieurs collègues de promotion issus de Lettres et SHS de réussir les concours de grandes écoles de journalisme et d'IEP, auxquels ils n'auraient auparavant pas osé (pas songé) se présenter. C'est un non-sens de supprimer de tels diplômes sous prétexte qu'ils ne débutent qu'en L3 et accueillent des effectifs trop réduits aux yeux du Ministère, qui préfère probablement favoriser la mise en place de licences complètes non-sélectives aux effectifs surchargés et aux conditions d'études délétères, souvent défavorables aux plus fragiles socialement, même motivés. C'est vrai que la méthode a largement fait ses preuves sur ces 20 dernières années... Cela montre à quel point le Ministère est déconnecté des réalités et du quotidien universitaire, se situe dans une logique purement comptable, et préfère probablement se soucier de la progression et du bien-être des étudiants des prépas cotées et des grandes écoles.
Il faut espérer que l'enseignement de science politique à l'université soit à la fois préservé, mais pas dévalorisé (et notamment, reste rattaché au droit, qui complète assez bien les capacités critique et d'analyse fournis par les autres enseignements de science politique, en y apportant de la rigueur et une connaissance formelle des cadres institutionnels), car il offre des débouchés, et pas uniquement dans la fonction publique (ONG, médias, bureaux d'études, agences de communication et services de communication d'entreprises, lobbying...) et jouit d'une relative bonne réputation pour le moment, en dehors des quelques universités qui proposent effectivement des cursus complets catastrophiques, comme Paris 8 ou Lyon 2.
Vanessa M.

#3

2014-02-05 03:27

J'ai eu la chance d'entrer en Licence "suspendue" (L3) Science politique à la faculté de droit de l'université Rennes 1 il y a quelques années, après une licence complète en fac de Lettres et SHS. L'accès sur dossier, les effectifs réduits, l'encadrement et la motivation des enseignants, la diversité des profils de mes collègues (droit, prépa, éco-gestion, Histoire...) ainsi que l'exigence plus appuyée des enseignements et des examens m'ont beaucoup apporté, tant sur le plan professionnel que personnel : rigueur, méthode, ouverture d'esprit, culture générale, capacités de travail et d'analyse... j'ai pu -enfin- progresser, entrevoir clairement un parcours professionnel et des débouchés potentiels, et envisager la préparation de concours difficiles avec la confiance et le bagage nécessaires. A contrario, les études classiques en SHS, de par les conditions d'études qu'elles offrent (niveau très bas, effectifs démesurés, enseignants blasés et souvent peu disponibles...) me laissaient l'impression de régresser sur le plan intellectuel depuis l'obtention du baccalauréat, et ne permettaient pas d'entrevoir de débouchés, ou extrêmement peu. La L3 Science politique a d'ailleurs permis à plusieurs collègues de promotion issus de Lettres et SHS de réussir les concours de grandes écoles de journalisme et d'IEP, auxquels ils n'auraient auparavant pas osé (pas songé) se présenter. C'est un non-sens de supprimer de tels diplômes sous prétexte qu'ils ne débutent qu'en L3 et accueillent des effectifs trop réduits aux yeux du Ministère, qui préfère probablement favoriser la mise en place de licences complètes non-sélectives aux effectifs surchargés et aux conditions d'études délétères, souvent défavorables aux plus fragiles socialement, même motivés. C'est vrai que la méthode a largement fait ses preuves sur ces 20 dernières années... Cela montre à quel point le Ministère est déconnecté des réalités et du quotidien universitaire, se situe dans une logique purement comptable, et préfère probablement se soucier de la progression et du bien-être des étudiants des prépas cotées et des grandes écoles.
Il faut espérer que l'enseignement de science politique à l'université soit à la fois préservé, mais pas dévalorisé (et notamment, reste rattaché au droit, qui complète assez bien les capacités critique et d'analyse fournis par les autres enseignements de science politique, en y apportant de la rigueur et une connaissance formelle des cadres institutionnels), car il offre des débouchés, et pas uniquement dans la fonction publique (ONG, médias, bureaux d'études, agences de communication et services de communication d'entreprises, lobbying...) et jouit d'une relative bonne réputation pour le moment, en dehors des quelques universités qui proposent effectivement des cursus complets catastrophiques, comme Paris 8 ou Lyon 2.

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