précarité du FLE
Contacter l'auteur de la pétition
Salaires dérisoires ?
Les salaires dérisoires ne le sont souvent qu'en comparaison des salaires français. Or, si vous êtes engagé par une université, une association, une entreprise locale, il est normal que vous soyez payé au salaire local. Point. Non aux salaires d'expats et de VI qui introduisent un déséquilibre total au sein des institutions, en opposant les Français privilégiés aux locaux.
Re: Salaires dérisoires ?
#2: iNyar - Salaires dérisoires ?
Veuillez regarder ce que peut gargner un prof de FLE en France et vous comprendrez ce que signifie "salaire dérisoire" en comparaison d'un salaire français en France...
Re: Re: Salaires dérisoires ?
#3: Nualas - Re: Salaires dérisoires ?
Bien dis Nualas !
iNyar : les professeurs de FLE demandent tout simplement à être payer pour vivre décemment de leur métier ! La pétition indique le montant des salaires : entre 600 et 900 € par mois en donnant plus de 30h de cours par semaine !!!! A cela s'ajoute les heures de préparation et de correction. 600 € est bien un salaire dérisoire pour un temps plein avec 5 ans d'études ou non. Comment faire pour vivre ?
Re: Re: Re: Salaires dérisoires ?
#4: aideaufle - Re: Re: Salaires dérisoires ?
J'ajoute à cela que pour prouver, simplement, les difficultés de nos conditions de travail, il suffit de voir que passé 35 ans bien rares sont les professeurs de FLE. Ils se reconvertissent malgré la passion qu'ils vouent à ce métier parce qu'on ne fait pas vivre une famille avec si peu d'argent.
Re: Salaires dérisoires ?
#2: iNyar - Salaires dérisoires ?
Je vous crois mal informé. La variation selon le pays, la région et l'établissement est parfois hallucinante, bien qu'il y ait quelques très honorables exceptions. Où le bât blesse c'est la presque impossible retraite. Nous sommes généralement des recrutés locaux et la Caisse de Retraite ne fait pas de cadeaux, de ce côté là il y a fort à faire, les taux de change et niveaux de vie étant très hétérogènes, le régime local dérisoire quand il existe, d'autres pays traitent mieux leurs profs de langue étrangère, s'en inspirer donc! Nous sommes les soutiers de la France à l'étranger et les oubliés, presque un prolétariat de l'enseignement. Et surtout ne pas comparre un statut à Hong-Kong ou en Amérique Latine...
Marre !
J'ai un master II de FLE et 3 ans d'expérience dans le domaine. Je travaille comme enseignante vacataire de FLE en université, 18h/semaine (je ne compte que les heures de cours) payées 12 euros/heure ! J'interviens sur 3 formations différentes et pour 2 d'entre elles, je ne suis pas payée tous les mois ! Mes corrections de copies ne sont pas payées (et j'y passe de nombreuses soirées) ni les surveillances d'examens. Je suis toujours disponible pour aider les collègues, les remplacer, les dépanner...gracieusement ! Quand j'ai passé l'entretien d'embauche pour ce poste on ne m'a rien dit de tout cela. On ne m'avait pas prévenue, que je devrais, à 28 ans, ENCORE demander de l'argent à mes parents car certaines fins de mois je n'arrive à assumer toutes mes dépenses seule (et je vous assure que je ne m'accorde que très peu de loisirs). Vous croyez que c'est normal?
Moi non.
Ayant été formée en université française dans le cadre d'un master de FLE, cette même université lorsqu'il s'agit de recruter un enseignant de FLE recherche des professeurs de l'Education Nationale!! Si même les institutions qui nous forment ne nous recrutent pas.... je rappelle également qu'en cas de problème grave, nous ne disposons souvent d'aucune protection sociale à l'étranger et il est également très difficile en cas de rapatriement en France d'en retrouver, même dans des cas extrêmement graves....
je suis actuellement en master 2 de FLE et commence grandement à m'inquiéter quant à mon avenir dans ce métier. C'est en effet un métier formidable et très spécifique auquel nous sommes formés mais qui n'est hélas toujours pas reconnu. J'espère que cette pétition portera ses fruits.
Cette pétition aurait dû voir le jour bien avant. Il faut que nous nous battions pour une réelle reconnaissance de nos compétences multi-terrains!
Professeur.e.s de FLES
Re: Marre !
Non, ce n'est pas normal et c'est avec tristesse que je me souviens de mon unique expérience comme vacataire à l'universite : j'y étais allée avec le coeur, j'en suis sortie déçue par toutes ces raisons que vous invoquez. Mère de famille, j'ai dû attendre le fin de l'année universitaire pour recevoir ce qui m'était dû... C'est vrai que les 3 mois m'ont été payés d'un coup (waw, la belle somme)... Cela m'a permis de rembourser le crédit que j'avais fait pour pouvoir subvenir aux besoins. On m'a redemandée l'année suivante (comme vacataire) et encore l'année d'après et j'ai refusé. Non, ce n'est pas normal. C'est même honteux.
Ne pas se trompez d'ennemi !
D’autre part, comme certains l’ont déjà fait remarquer, le plus grave est cette impossibilité pour nous de cotiser à la CFE, et donc de pouvoir prétendre un jour ou l’autre à une retraite et d’être couvert en cas de grave accident médical. Pour parler de mon expérience, je connais une prof de FLE qui est tombée dans le coma en Chine, décédée deux fois, réanimée deux fois, voilà un an qu’elle est dans le coma, elle a fait presque un mois de soins intensifs en Chine (dans un hôpital français, notez l’ironie de la chose). Le consulat, l’université et l’hôpital l’ont considérée comme une patate chaude, tout a été fait pour la dégager et remettre tout sur la famille. Bilan, rapatriement à 60 000 euros, la famille a dû vendre un bien immobilier, personne n’a voulu la prendre en charge, cela faisait huit ans qu’elle enseignait en Chine.
Nous devons tous rester unis pour ce genre de combat et ne pas regarder les spécialités de chacun, la division c’est la force de l’ennemi.
Re: Salaires dérisoires ?
#2: iNyar - Salaires dérisoires ?
Et sans sécu, sans rien quand on rentre en France ou sous le même statut que es personnes sortant de prisons ou les réfugiés ... Remarquez, cela nous permet d'avoir de l'empathie avec nos migrants!
| This discussion has been closed. |
en espérant que ces mots trouvent les yeux à qui ils sont destinés.