Louis-Albert GAGNON


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2014-11-26 04:39

Un drame familiale s’est déroulé à Rimouski alors que le père d’une jeune famille est décédé. Celui-ci, natif de la région, laissait dans le deuil plusieurs dizaines d’amis, des parents, ses 4 enfants âgés en bas ages, mais également sa conjointe qui était alors enceinte de leur 5ieme enfant. Le drame ne s’est pas arrêté là, et ne s’est pas tranquillement apaisé à la suite des funéraires du père.

Le journaliste, M. Jean-Francois Racine, du Journal de Québec publiait l’histoire dans un article publié le 24 novembre dernier, et celle-ci était également reprise au bulletin de nouvelles d’un télédiffuseur local. La mère, Karine Lizotte, suite à la naissance de l’enfant, ne peut lui donner le même nom de famille que ses frères et soeur puisque l’acte de naissance n’est pas signé par le père.

Selon la loi, la filiation paternelle aurait été automatique si le couple avait été marié. Étant conjoint de fait moi-même, comme 35% de québécois, je m’inquiète à l’égard de cette loi. Il est aberrant de constater que le mariage doit être considéré une fois de plus comme une assurance vie. Si je décède dans un accident de la route, ou un accident de travail dans les prochains jours, l’enfant qui grandit dans le ventre de ma conjointe ne pourra porter mon nom de famille.

Je ne crois malheureusement pas au mariage, et je ne considère pas cet engagement indispensable à l’amour et au bonheur. Toutefois, la loi est en train de nous dire qu'un enfant mis au monde par un coupe vivant en union libre ne sera pas considéré équitablement face à un enfant provenant d’un couple marié ? Est-ce vraiment cela les valeurs du Québec et au Canada ?

Cela va plus loin encore, l’enfant du couple marié est éligible à la rente d’orphelin alors que l’autre non. Que dit le proverbe dont… ne naissons-nous pas tous égaux ? Voilà un non sens évident.

Il n’y a que très peu de différence entre un couple marié et un couple vivant en union libre, du point de vue de l’impôt. Par ce fait, un couple reconnu comme conjoint de fait dans l’année précédente au niveau de leurs déclarations de revenus devrait également l’être lors de la naissance d’un enfant. Et ce, malgré le fait que le père puisse décéder avant la naissance du bébé.

Pour l'instant, j'espère que le ministre, Denis Lebel, déposera effectivement le projet de loi privé qui serait en mesure de permettre à Karine de donner le même nom de famille à ses 5 enfants.