Manifeste affirmant le caractère un et divers de la langue d'Oc

Quoted post

DanièlOlivar

#47 Re:

2012-08-30 20:36

#39: realista -

Les Provençaux ? Non : certains Provençaux seulement, en rupture avec le Félibrige et Mistral lui-même, qui oeuvraient pour l'ensemble de la langue d'oc, de "la lengo dóu Miejour". On remarquera, à en croire les statistiques, que Marseille est très bien placée parmi les villes des signataires.  Quant à attribuer le prix Nobel de littérature de Mistral (seul prix jamais accordé à un écrivain s'exprimant dans une langue minorisée) au provençal au sens le plus étroit (on sait que "provençal", à l'époque du poète de Maillane, désignait toute la langue d'oc), c'est faire peu de cas de la démarche unitaire de Mistral, récompensé aussi pour son travail lexicographique qui embrassait toutes les modalités occitanes.

Réponses

Joan-Loís Escafit

#63 Re: Re:

2012-09-01 01:18:38

#47: DanièlOlivar - Re:

A l'appui de vos lignes sur la "pan-occitanité" de Mistral (en lui appliquant bien sûr un concept non utilisé de son temps), on peut rappeler par exemple que Joan Jaurés, jeune professeur au lycée de la ville indiscutablement de parler languedocien, qui était celui que le natif de Castres employait par exemple avec les mineurs de Carmaux ou les viticulteurs du grand biterrois (par exemple dans son discours pour l'inauguration de la cave coopérative de Maraussan en 1905), était secrétaire du comité d'organisation de sa visite à Albi dans les années 1880... En autres traces historiques, la plaque commémorative du passage de Frédéric Mistal à Béziers (qui est en graphie "mistralienne" et qui a été reportée sur la façade du Cirdoc) ne comporte aucune allusion à la différence des parlers languedocien et provençal, que l'on écrive lengo nostro ou lenga nòstra c'est bien de la même langue qu'il s'agit.