Le Gouvernement de Gitega vient de lancer un appel aux réfugiés Burundais et aux Déplacés intérieurs de retourner dans leurs propriétés : Quelle réaction?

PETITION AU SECRETAIRE GENERALE

DES NATIONS UNIES  A NEW YORK


Monsieur le Secrétaire Général,
Nous Apôtre Ntungwanayo Bernard et Honorable Bamvuginyumvira Frédéric ex Vice-président de la République du Burundi , voudrions porter à votre connaissance, Monsieur le Secrétaire Général, que nous sommes indignés face au constat amère d’immobilisme et d’indifférence qui caractérisent l’Organisation des Nations Unies en générale et le Conseil de Sécurité des Nations Unies en particulier, devant la double tragédie de tueries sélectives des Tutsi et de massacre des Hutus opposés au régime, qui endeuille chaque jour et chaque nuit le peuple burundais. Aussi, nous avions décidés de vous adresser la présente pétition dans l’espoir qu’une attention particulière lui sera réservée pour le plus grand bien du peuple burundais.
Monsieur le Secrétaire Général,
Le Gouvernement de Gitega vient de lancer un appel aux réfugiés Burundais et aux Déplacés intérieurs de retourner dans leurs propriétés : Quelle réaction?
Le nouveau Gouvernement de Gitega vient de lancer un appel à l’endroit des réfugiés burundais qui se sont installés dans les pays limitrophes et lointains de retourner dans leur propre pays. Ce même appel a été aussi adressé aux Déplacés intérieurs datant de 1993.
Pour les premiers, la raison de leur fuite était le forcing du troisième mandat par le Président Nkurunziza dont les conséquences sont, à côté d’un demi-million de réfugiés, des milliers de jeunes tués, des mutilés, des milliers de prisonniers politiques, des media privés vandalisés, une société civile forcée à quitter le pays pour prester à partir des pays étrangers, le gel des relations internationales qui a conduit le pays à vivre dans une autarcie pendant toute une législature.
Il est aussi à noter qu’à la suite des relations particulières entre le pouvoir de Gitega et de Dar Es Salam, l’autorité tanzanienne s’évertue à convaincre les réfugiés que la raison de leur fuite n’est plus. Que la même autorité qui les a accueillis sur son territoire est la même autorité qui va les en chasser. La demande formulée par le Gouvernement de Gitega s’exécute déjà dans les cas de Nyarugusu, de Nyamutenderi et de Nduta. Des réfugiés sans défense s’attendent à être rapatriés de force par la Tanzanie à la demande du Gouvernement Burundais ? Où est la HCR dans tous ces stratagèmes?
Et les Burundais qui se sont réfugiés au Rwanda, en Ouganda, en Zambie et ailleurs quel est le sort qui les attend à la longue? Tout le monde a peur du lendemain. Même si le Gouvernement du Burundi et celui de la Tanzanie font croire que la paix règne sur tout le territoire, des femmes, des jeunes filles, et des hommes continuent à être tués, égorgés ou jetés dans des rivières. Pas de défense, pas de justice. L’insécurité persiste, les assassinats ciblés sont une réalité depuis belle lurette.
Derrière le troisième mandant, il y avait la volonté politique de renvoyer aux calendes grecques l’Accord d’Arusha et la Constitution qui en découlait. L’objectif était de se débarrasser d’un fondamental politique qui confortait une certaine opinion pour se doter d’un autre instrument politique leur permettant d’exercer le pouvoir totalitaire au détriment des tenants de l’Accords d’Arusha. En un mot, la raison de la fuite des Burundais est politique. Et la solution est aussi politique. Quand est- ce que cette question va être posée ? Le pouvoir devait y voir clair et proposer une approche pragmatique en initiant un dialogue politique au lieu de se contenter des manipulations et des mensonges qui à la longue ne portent aucun fruit.
Quant aux déplacés intérieurs, la question n’est pas si simple qu’elle parait pour le Gouvernement de Gitega. D’abord demander aux personnes qui ont perdu leur toit il y a vingt-sept ans alors qu’elles vivent déjà des moyens de bord, c’est ignorer la réalité que ces personnes vivent ou la faire sciemment pour du sadisme. S’installer sur sa colline d’origine vingt-sept ans après exigent une maison, une propriété foncière, des vivres avant la première production culturale, une nouvelle intégration sociale, etc.
La question est politique. En effet, les déplacés résultent des tueries qui ont suivi l’assassinat de Melchior Ndadaye en Octobre 1993. Des Bahutu, qui ont tué des Batutsi voisins, certains ont été jugés et condamnés,   ils ont déjà purgé leurs peines ; d’autres ont directement pris le chemin de l’exil en Tanzanie. Ce sont ces Camps de réfugiés qui sont devenus des viviers du CNDD-FDD. Celui qui a réellement tué et qui est au pouvoir aujourd’hui considère un déplacé frère ou sœur de la personne tuée comme un témoin gênant qu’il faut éliminer à tout prix. Si ce témoin reste au camp des déplacés, il est plus ou moins protégé. Ensemble, ils constituent une force. Mais si chacun retourne chez lui, il est isolé et facilement livré aux forces du mal qui décapitent encore les Burundais innocents sans défense. Derrière cet appel aux déplacés de rentrer chez eux, peut se cacher aussi l’idée de protéger des criminels qui doivent être traduit en justice tôt ou tard.
Pour tous les deux groupes –réfugiés et déplacés intérieurs, le débat politique s’impose pour le vivre ensemble à jamais avant de songer au retour chez eux.
Monsieur le Secrétaire Général,
Votre instruction à la commission paix et sécurité des Nations Unies, devrait aller dans le sens de contraindre le gouvernement de Gitega à déclencher dans les plus brefs délais ce dialogue. Dans l’entre temps, le HCR devrait trouver un autre pays d’accueil pour ces réfugiés qui sont maltraités par la Tanzanie si ce pays persiste à violer les lois internationales en rapport avec les réfugiés. Ces derniers ont le droit de décider eux-mêmes de rentrer quand ils sentiront que la paix est une réalité dans les pays d’origine. Il faudrait aussi doter le HCR des moyens suffisants pour améliorer les conditions de vie des réfugiés ; ce qui leur permettre de patienter pour s’assurer que ce qui leur a fait fuir leurs demeures n’est plus sur place, car vaut mieux vivre mal que de mourir décapité après torture.

  Honorable Frédéric                    Apôtre Bernard

BAMVUGINYUMVIRA                 NTUNGWANAYO


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