Non a l'abattage des 311 arbres de la rue Tenreuken

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Dossier 1786070 - enquête publique relative au projet de construction de trois immeubles de logements et une maison unifamiliale, et abattre 311 arbres à hautes tiges sur un terrain non bâti situé dans la rue Tenreuken

 

Et dossier 1786291 – enquête publique relative à la construction de 3 immeubles de logements et d'une maison unifamiliale à la place d'un bois    

 

Nous demandons aux autorités communales d'Auderghem et de Watermael-Boitsfort d’émettre un avis négatif pour les raisons suivantes :  

1.      Le terrain concerné par le projet « Tenreuken » constitue un maillon vert stratégique entre cinq zones Natura 2000.  

2.      C’est à ce titre qu’il est repris en zone de renforcement de la connectivité du réseau écologique dans le Plan Régional de Développement Durable (PRDD). « Dans ces zones, des corridors écologiques devraient être instaurés ou renforcés afin d’améliorer le fonctionnement du réseau écologique et sa capacité d’accueil de la biodiversité » (Rapport d’incidence ARIES mai 2021, p.117). Le projet qui nous occupe ici déroge donc au PRDD.  

3.      Ceci est d’autant plus dommageable au réseau écologique que d’autres projets d’envergure se déroulent dans le périmètre (lotissement du Grand Forestier, reconversion du Souverain 25, du Souverain 23, projet « MAP » porté par BPI en bordure directe du parc Seny). Bruxelles subit une perte de biodiversité, en partie à cause de la destruction et la fragmentation des espaces verts, une construction sur cette zone contribuerait à la perte de biodiversité sur le site et sur les sites en accroche.  

4.      Abattre 311 arbres sur la parcelle et 2 arbres d’alignement en voirie est un non-sens à l’heure du réchauffement climatique. Ce nombre de 311 est même probablement en-deçà de la réalité, puisque le plan d’abattage ne prend pas en considération la zone boisée à l’endroit du bâtiment D.  

5.      Le projet d’immeubles déroge à 7 points du Règlement Régional d’Urbanisme, à savoir l’implantation, la profondeur, la toiture, la hauteur, les éléments en saillie sur la façade rue et les aménagements des zones de cours et jardins. Il en résulte un aspect très massif et lourd, qui se heurte violemment au caractère traditionnel du quartier (R+1 + toitures à versants, souvent à tuiles). Or, la partie à front de rue du site est précisément classée comme zone d’intérêt d’embellissement (ZICHEE), et la voirie concernée est un tronçon de la Promenade verte de Bruxelles.  

A l’heure du 6ème rapport du GIEC sur l’urgence climatique et de l’ouverture de la COP 26 sur le climat, nos oppositions se concentrent aussi sur l’impact environnemental du projet.  

Les communes d'Auderghem et de Watermael-Boitsfort ont la notoriété d'être des communes vertes, traversées par la Woluwe du Parc Seny au Val Duchesse, et entourée du Rouge Cloître et de la Forêt de Soignes, jusqu'à présent protégés des abattages.  

Abattre des arbres aujourd'hui va à l’encontre de nos besoins d'air pur, de sauvegarde du patrimoine, de ses oiseaux et de ses animaux sauvages qui peuplent encore nos zones vertes.  

Nous soulignons également la nécessaire adéquation que notre Royaume se doit de maintenir entre les actes sur le terrain et nos engagements faits dans le cadre de la CoP15 de la Convention sur la Diversité Biologique, mais aussi avec les enjeux climatiques et le Pacte Vert européen auquel adhère la Belgique et qui demande aux états membres d’adopter une vision systémique.  

La crise de la biodiversité se joint à la crise climatique. Le pacte vert européen, auquel la Belgique adhère, fait la promotion d’une vision systémique du traitement des défis globaux qui touchent nos sociétés, belge y comprise. Tous les états membres sont engagés à revoir leur manière de produire, de consommer et aussi de toucher à l’affectation des sols.  

En octobre dernier s’est tenue l’ouverture de la CoP15 de la Convention sur la diversité biologique. La Belgique a rejoint le High Ambition Coalition for Nature and People ([1]) et le Leader’s pledge for Nature ([2]). Pour ce dernier, il s’agit de Madame Sophie Wilmès qui a enregistré un engagement vidéo([3]) pour indiquer la détermination de la Belgique à protéger la biodiversité. Ce sont des déclarations politiques qui ont leur importance dans les arènes internationales en particulier lorsqu’on tente de traiter universellement de la sixième extinction et que l’on souhaite infléchir les décisions politiques des pays du G20 et autres pays réservoirs de biodiversité en vue de la CoP15 qui se tient à Kunming.    

Mais au-delà des engagements politiques nécessaires mais pas suffisants, la société civile retient surtout leur qualité à les faire correspondre par des engagements sur le terrain

Pour aller plus loin et se montrer innovants, nous demandons également aux autorités communales de prendre toutes les mesures législatives possibles pour protéger cette zone de toute construction ou intervention qui mettrait en péril la biodiversité présente. Ceci afin d’éviter aux citoyens de devoir à nouveau s’élever contre ce projet dans quelques années, et assurer le respect et la protection du vivant à long terme.  

 

[1] https://www.hacfornatureandpeople.org/home

[2] https://www.leaderspledgefornature.org/

[3] https://www.leaderspledgefornature.org/endorsers/

 

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