Non a la fermeture de la maison L'estime D'Asbestos

Nous avons besoin de votre support ,résidents(ES) ,ex-résidents(ES), amis ,proche signé cette pétition si vous pensé que la Maison L'Estime doit rester ouverte pour venir en aide aux personnes

Plus de 75 personnes ce retrouverons a la rue ou en prison !

En début de semaine, la ressource a appris qu'elle devait fermer, faute de ne pas s'être conformée à 20 des 60 critères exigés par l'Agence de la Santé et des services sociaux pour obtenir le renouvellement de son permis.

«Il y a eu des efforts pour améliorer et corriger la situation, mais ce n’était pas suffisant», a dit le ministre de la Santé, Réjean Hébert.

«Ça aurait été facile de se rasseoir avec nous il me semble et de nous donner encore un peu de temps pour s'ajuster puisqu'on a toujours donné notre entière collaboration, a répliqué Marie-Claude Tardif, responsable de la certification de la maison l'Estime. Et ils savent très bien qu'on l'aurait fait!»

Un vieux rapport

Pour les gestionnaires, ce rapport de non-conformité ne reflète en rien la réalité d'aujourd'hui.

«C'est un portrait qui date de 6 mois!» a lancé Mme Tardif.

On croit encore possible d'éviter la fermeture. Une requête a été déposée au tribunal administratif du Québec. La maison de thérapie a demandé une suspension des procédures.

Près d'une centaine de relocalisations

Ce sont 75 personnes, aux prises avec des problèmes de drogue et d'alcool, qui doivent être dirigées vers une nouvelle maison de thérapie. Du nombre, 50 % de la clientèle est issue des services correctionnels. La relocalisation s'annonce complexe.

«C'est une constante négociation avec les procureurs qui ne sont pas tout à fait d'accord avec ça, ils considèrent qu'on coupe une thérapie en plein milieu», a rapporté un des agents de liaison de l'Estime, Denis Beauregard.

Certains résidents se sentent déracinés de ce milieu qu'ils considéraient maintenant comme leur chez-soi.

«Je m’étais attachée à ici… C'est ma place, je n'ai pas de famille. Ici, c'est chez nous», a confié le cœur lourd, Valérie, qui était dépendante à l'héroïne avant son arrivée en thérapie en janvier dernier.

Évaluations médicales défficientes

Le ministre de la Santé juge que la ressource est non sécuritaire et que l'encadrement est déficient.

On reproche entre autres à la direction de ne pas procéder à une évaluation médicale des résidents, dans les sept jours suivant leur admission.

«On a une entente avec un médecin, a dit Mme Tardif. Il vient tout les lundis et les mardis. On priorise les nouveaux bénéficiaires, c'est impossible qu'ils ne soient pas vus dans ces délais.»

Sur chacun des 20 points blâmés par l'Agence, la maison l'Estime se questionne. Pour elle, c'est un non-sens. Elle dit s'être ajustée à toutes ces demandes au cours des derniers mois.

Marie-Pier Cornellier / Agence QMI

 




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