halte a la destruction de la recherche scientifique

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#1

2012-01-30 19:08

Excellente initiative. Il y aurait aussi à dire sur la réalité du budget de la recherche fondamentale, autre anomalie inquiétante pour l'avenir.

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#2

2012-01-30 20:59

bravo il etait temps d'arreter le massacre !!

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#3

2012-01-30 22:32

Bravo Ben !
adessias

#4 bon jojo

2012-01-31 00:10

c'est bien joel mais pourquoi cette initiative maintenant ..cela fait tout de même un moment que la casse de la recherche a commencé...ANR, aeres etc etc..on avait bien eu sauvons la recherche, serment du jeu de paume porteur d'espoir, de changement....mais à la fin pétard mouillé, les dir sont rentrés dans leur labos.
mais je l'avoue au pied de la retraite, toi et ben pouvez marquer un bon point, si c'est le cas..nombre de jeunes (et moins jeunes :-)) chercheurs vous seront reconnaissant!

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#5

2012-01-31 10:19

Sans être inutilement lyrique, l'avenir de notre pays et des vies de nos enfants dépend directement des deux piliers fondamentaux que sont l'enseignement et la Recherche.

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#6

2012-01-31 10:20

Si la recherche française est un paquebot, alors ce ne peut être que le Titanic.
Préparez les chaloupes...

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#7

2012-01-31 10:31

Il est tellement évident que répondre à de si nombfreux appels d'offres est contre productif.

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#8

2012-01-31 12:02

Cette pétition me parait aussi pertinente qu'opportune ; quelle chute depuis les assises de "Sauvons la recherche" !!
Pr Yves Benyamin,Ecole Pratique des Hautes Etudes

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#9

2012-01-31 12:17

Urgent a faire passer aux candidat

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#10

2012-01-31 12:32

Merci pour cette initiative.
En effet, nos labos sont exsangues et nous ne faisons plus que chercher des financements pour nos labos diluant, voire distordant nos compétences pour coller mieux aux appels d'offres. J'ai envie de dire à notre futur Président de la République : augmenter tout de 1.5 (les crédits récurrents des labos et tous les postes aux concours ITA/ Chercheurs/ Enseignants-Chercheurs) et vous ne vous tromperez guère. Arrêtez tous ces EX (Labex, Idex, Equipex) qui vont toujours aux mêmes, au détriment du plus grand nombre qui n'a plus rien, car il faut bien trouver l'argent des EX quelque part ! Ces EX, c'est la cerise sur le gâteau mais s'il n'y a plus de gâteau, la cerise ne va pas tenir longtemps. Redonner les moyens d'avoir de beaux gâteaux et ensuite, seulement, pensez aux cerises mais pas à la place !! Nos crédits récurrents n'ont fait que baisser de 10 à 15% chaque année depuis 4 ans............. Redonnez nous de l'oxygène en refinançant correctement les labos, en augmentant les postes et les possibilités de promotions de nos chercheurs et ITA, et nous pourrons poursuivre notre tache dans ce métier qui ne devrait être que du bonheur, car c'est une chance d'être un(e) "estudieux (se)".
Estudieux (se): celle et celui dont l'essence du travail est d'étudier, de comprendre, de poser des questions, d'apporter des éléments de réponse avec ses collègues et pas contre, et de transmettre des connaissances, de l'enthousiasme, de l'énergie. L'estudieux (se) est celle et celui qui peut éventuellement penser que l'accès aux connaissances et que le fait d'avoir du plaisir dans son travail peut rendre heureux et donc mieux à même de bâtir du positif dans la société.

J'aimerais tant, revenir à cette définition du chercheur-estudieux !!!

Dr. Hélène BOEUF
Chercheuse, CNRS
"Estudieuse" à Bordeaux.


supprimex

#11 EX

2012-01-31 12:47

Espérons que notre futur président supprimera tous les machins en "EX", ça simplifiera les choses et ça permettra peut-être de sauver ce qui peut l'être encore. Notamment les structures qui jusque là fonctionnaient très bien: unités de recherche, instituts et fédérations de recherche.
des bonnes elements mais...

#12

2012-01-31 12:57

Oui, c'est ça, redonnons le pouvoir aux mandarins...

L'AERES est superflu, mais l'idée d’évaluer le performance par équipes est a maintenir.

La dotation ANR et l'organisation en équipes doit converger en effet vers un fonctionnement ou 25-30% des demandes sont financés.

Le statut fonctionnaire pour les jeune chercheurs est un luxe, pour les ITA, surtout avec le NOEMI, est une aberration de gestion RH.


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#13

2012-01-31 13:18

Merci de cette initiative.
Pour résumer mon point de vue je me demande souvent si "l'excellence transversale" dont on nous gave n'est pas tout simplement un danger majeur pour le "sérieux".
Supprimex

#14 Re:

2012-01-31 13:30

#12: des bonnes elements mais... -

Ta remarque sur les mandarins est juste, mais paradoxalement, le système des EX renforce le statu de mandarinat en y rajoutant l'anonymat et l'opacité. Résultat, les mieux informés et les mieux placés savent comment faire pour se retrouver dans toutes les demandes où l'on peut toucher quelque chose. Tout le monde connait autour de lui un responsable de laboratoire qui ne sait pas comment dépenser son argent avant la fin de l'année car il doit jongler entre 2 ou 3 ANR, 1 ERC, quelques contrats INCa, ARC, LNCC, FRM, etc... Mais maintenant il peut aussi espérer grappiller sur les EX... Pendant ce temps, d'autres se voient refuser une ANR parcequ'ils n'ont obtenu que 9,5 sur 10 de la part des rapporteurs... Sans aller jusqu'au saupoudrage improductif, la répartition des fonds pour la recherche devient de plus en plus concentrée sur quelques équipes triple A+ qui n'en n'ont pas tant besoin. Les autres doivent disparaitre progressivement. Jusqu'où doit-on aller ?

D'autre part, je ne suis pas farouchement opposé à l'AERES ni au principe d'évaluation par équipe. Le problème n'est pas l'évaluation, mais ce qu'on en fait. La mentalité actuelle semble être de vouloir à tous prix dénicher les mauvais élèves pour les "punir" au lieu de tirer par le haut et d'aider les équipes en difficulté à redresser la barre. Les experts étrangers au sein des Comités de visite AERES, pourtant pas spécialement tendres dans leur évaluation, sont choqués et scandalisés par cette mentalité de la sanction et de la punition que nous devons apparemment à nos chers députés (c'est eux qui ont par exemple demandé expressément à ce que les notations AERES soient publiées sur le net). Arrêtons simplement de rendre publics les notations et les rapports pour commencer. Connaissez-vous un seul pays, notamment anglo-saxon, qui afficherait au pilori ses laboratoires en difficulté ? L'AERES fera ce que les EPST et le législateur lui demande, ce n'est qu'une agence à leur service. Il suffit de revoir ses missions.

Courage, plus que quelques semaines à tenir !

 

Florence

#15 Décalage entre les discours et les faits

2012-01-31 13:39

Cette diminution des crédits effectivement consacrés à l'achat des réactifs et services nécessaires à la recherche n'est absolument pas perçue par les médias et les non spécialistes de la recherche. Le discours général des TOUS les politiques, c'est que la recherche et l'innovation (qu'ils confondent systématiquement) sont des priorités nationales absolues et que la compétitivité et la création d'emploi de demain dépend de notre capacité à innover. Dans le même temps on assiste à cet empilage de structures "administratives" consommatrice de temps d'énergie et de finances, à une diminution très conséquente des crédits récurrents et cela de façon répétée depuis plusieurs années. Certains pensent que c'est au profit du privé. Il n'en n'est rien, en tous cas en ce qui concerne les PME. Le statut Jeune entreprise innovante qui protège ces jeunes pousses fragiles pendant les 8 premières années a été très sérieusement raboté. Le crédit d’impôt recherche ne profite pas aux entreprises pour lequel il aurait un effet moteur, les poussant à collaborer par exemple avec les labos publics. C'est une effet d'aubaine pour beaucoup de grands groupes. Interrogez les gens autour de vous ils pensent tous que la recherche est épargnée par les efforts demandés "vue la situation économique actuelle".
Supprimex

#16

2012-01-31 13:47

Quelques exemples de la mauvaise utilisation des évaluations AERES:

- au début, l'INSERM a décidé de fermer les équipes classées C. Puis, la note C a quasiment disparu car soit les équipes ont été fermées, soit les unités ont fait en sorte de se restructurer avant l'évaluation pour éviter le massacre. Du coup l'INSERM s'est attaqué systématiquement aux équipes notées B. Bientôt il va falloir tapper dans le stock des A pour rechercher les "mauvais" élèves !

- rien n'empêche aujourd'hui un expert de l'ANR de jeter un coup d'oeil à la notation AERES des équipes pour s'assurer qu'on donne bien aux A+ (pas à tous bien sur...) et surtout pas aux A ou aux B, il manquerait plus qu'ils réussissent à trouver de l'argent pour s'améliorer !!!


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#17 primes d'ex

2012-01-31 13:50

Pour ma part, j'ajouterais aussi une demande de suppression des primes d'excellence qui ne font que renforcer l'esprit d'individualisme et la compétition au sein d'une même équipe de recherche, alors que la recherche est par essence une activité collective...

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#18

2012-01-31 14:12

Sous le couvert de multiples couches d'évaluation, une grave tentative de "down-sizing" et de restructuration sauvage de la recherche française. Nous ne nous soustrayons pas à une évaluation rigoureuse, bien au contraire, mais nous nous insurgeons contre cette volonté farouche d'affaiblir le tissu qui permettait encore à notre recherche de conserver un rôle de premier plan.
Amr

#19 De l'évaluation et de son indépendance

2012-01-31 14:16

Les critères de composition de l'AERES et ses normes d'évaluation sont exécrables mais ce n'est pas pour autant qu'il faut supprimer toute instance d'évaluation indépendante. La gestion actuelle de l'ANR est un désastre mais son existence peut être une chance pour certains types de recherches. Nous - chercheurs et enseignants-chercheurs français - souffrons de quatre maux intimement liés: /1/ Une lâcheté sans nom vis-à-vis du pouvoir politique et syndical - dont la connivence n'est plus à démontrer - qui nous a fait accepter sans broncher une des lois les plus scélérates de notre histoire: la LRU, dont l'effet principal a été d'accorder des pouvoirs exorbitants à ceux d'entre nous qui sont les moins méritants scientifiquement, les plus démagogues et les plus opportunistes mais aussi, paradoxalement, de justifier la création de nombreux organismes "extérieurs" d'évaluation si l'on ne voulait pas que le clientélismes de nos nouveaux chefaillons ne nous transforme en universités de quart monde. /2/ Notre esprit de "putes" vis-à-vis des Etats-Unis et de quelques uns de leurs satellites européens. Esprit qui nous a poussés à leur transférer tous les pouvoirs non seulement de l'évaluation mais aussi de la créativité, de l'intelligence, de l'efficacité, de l'objectivité donc, bien entendu, de l'universalisme. Ces êtres que nous idôlatrons, nous avons fini par les considérer comme supérieurs par essence et ils sont devnus pour nous "le monde" - le terme d'"international" ne s'applique maintenant à un comité ou à une commission que si cette entité comporte un Américain ou un satellite américain - et nous leur avons même délégué le pouvoir de détruire ou d'exclure ceux parmi nous qui auraient des idées, des résultats, des hypothèses, des perspectives, qui contrediraient ou tout simplement dérangeraient leurs conceptions et ceci quelle que soit le discipline. La conséquence directe de cet esprit de prostitution est une haine de soi et une méfiance systématique vis-à-vis de notre propre créativité et de celle de nos concitoyens. /3/ L'héritage asphyxiant d'une génération de Français qui a été glorieuse il y a quarante ans mais dont la pensée n'a pas évolué d'un iota, qui semble n'avoir plus rien lu ni appris depuis, estimant probablement que le monde s'était achevé avec sa propre réussite. Ce n'est malheureusement pas seulement le phénomène générationnel habituel puisque l'immobilisme de ces brillants chevaliers d'une époque révolue est le premier responsable de l'avortement du mouvement par ailleurs remarquable à l'origine de "Sauvons la recherche". /4/ Une identification au plus profond de notre esprit, à l'image de ce qui se passe sur les marchés, de la qualité, de la quantité et de la valeur, qui, une fausse conception de la démocratie et de l'égalité aidant, nous amène à l'échelle de l'individu comme des groupes, à multiplier les mauvais choix, donc les jugements erronés, et à nous situer de plus en plus dans le court terme pour justifier une conduite dont le caractère suicidaire à long terme saute maintenant aux yeux de bon nombre de gens, qu'ils soient ou non spécialistes.
Cette pétition est justifiée et comporte des diagnostics justes mais ses propositions sont dévoyées. Je ne signerai ce type de pétition que s'il reconnait d'abord nos défauts de fonctionnement, nos lâchetés, nos abandons puis propose les procédures authentiquement démocratiques - "sauvons la recherche" n'était pas démocratique - qui revoient de fond en comble nos procédures d'évaluation et de recrutement. Ces procédures sont à l'heure actuelle profondément pourries et la majorité de nos décideurs en la matière n'ont aucune, mais vraiment aucune légitimité scientifique ou disciplinaire.
Amr Helmy Ibrahim
Professeur des Universités
amr.ibrahim@free.fr
TB
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#20

2012-01-31 15:27

Je suis en mission pour une collaboration à l’université de Yale et je constate comme à chaque fois qu’ici les responsables scientifiques n’émiettent pas leurs efforts comme nous le faisons sur une myriade de demandes de financement et que les résultats et la confiance font office de compte-rendu d’activité

Enseignant-chercheur en Sciences du Langage, U.Paris Descartes
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#21 Révolutionner l'université et la recherche en partant des acteurs effectifs

2012-01-31 15:37

Elle doit être le point de départ d'une réflexion totalement renouvelée sur le fonctionnement pyramidal et non démocratique de l'université et de la recherche, sur le mode de recrutement obscur et encore plus partisan qu'à l'époque des commissions de spécialistes des MC et Pr, sur le statut très injuste des HdR qui ont les mêmes responsabilités d'encadrement que les Pr sans en avoir le salaire, et enfin et surtout sur l'attribution des crédits de recherche en fonction de critères transparents et connus.

Oncle SAM

#22 Re: primes d'ex

2012-01-31 16:06

#17: - primes d'ex

Merci d'avoir souligné ce problème.

Certaines sections ont refusé de sélectionner des candidats pour cette prime.

Les autres ont distribué des primes, pour qui?????? on ne le saura jamais, mais certainement toujours aux mêmes, à ceux qui ont déja eu un prix par ex.....


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#23

2012-01-31 16:31

J'aimerais ajouter qu'il faut favoriser les applications industrielles de la recherche fondamentale en permettant par exemple aux start-up de s'installer dans les campus, ce qui sera stimulant pour bon nombre d'étudiants inquiets qui verront un autre aspect de leur travail.

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#24

2012-01-31 16:52

Voici une pétition à lire et à signer, car elle montre bien l'état réel de la recherche en France. De plus, elle liste quelques mesures peu couteuses qui pourraient restaurer la compétitivité de nos laboratoires de recherche qui a été largement entamée par un excès de pilotage et de lourdeurs administratives.

Sylvie
Chercheur au CNRS


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#25

2012-01-31 17:06

Excellente initiative en cette année d'élections présidentielles.